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Face à l'instauration officielle de la vignette routière numérique en Belgique au 1er mai 2027, les communes frontalières de Flandre et de France se mobilisent activement pour exiger des aménagements.

A la fin de l'été 2026, la grogne s'est accentuée face à ce dispositif qui menace les habitudes quotidiennes, le commerce local et le pouvoir d'achat des frontaliers.

La mobilisation des communes frontalières

Le mouvement est mené par des élus locaux des deux côtés de la frontière :

La motion de Poperinge : fin août 2026, le conseil municipal de la ville flamande de Poperinge a voté à l'unanimité une motion réclamant une exception pour la zone frontalière.

La demande d'une zone franche de 15 km : plusieurs communes et élus belges et français demandent officiellement l'instauration d'une bande frontalière de 15 kilomètres exemptée de l'obligation de vignette.

'objectif est de préserver la vie locale et de permettre aux travailleurs et clients transfrontaliers (notamment du Nord de la France) de circuler sans surcoût.

Pétitions et fronde citoyenne : des pétitions réunissant plusieurs milliers de signatures ont été lancées par les usagers transfrontaliers pour contester ce projet qu'ils considèrent comme une barrière fiscale injuste.

Ce que prévoit le projet de vignette belge

Validé à la mi-septembre 2026 par les régions belges (Flandre, Wallonie, Bruxelles), le projet impose une vignette dématérialisée (liée à la plaque d'immatriculation)

Réseau concerné : obligatoire sur toutes les autoroutes et routes régionales (nationales) belges. Seules les routes purement communales restent gratuites, ce qui fait craindre aux bourgmestres et maires un report massif de trafic et des nuisances de congestion dans les villages frontaliers.

Tarifs annuels : de 90 € (véhicules électriques) à 125 € (vieux diesels/essences Euro 0 à 3).

Des formules de courte durée (24h, 10 jours, 1 mois) seront proposées pour les trajets occasionnels.

Contrôles : automatisés par des caméras ANPR (lecture de plaques), avec une amende de 70 € en cas d'infraction.
 
Bien que le gouvernement belge avance à grands pas sur les textes législatifs, les discussions restent tendues avec les pays voisins (France et Luxembourg) qui appuient fortement les demandes d'exonération pour les frontaliers.
 

 
 
 
 
 
 
 
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